Alex Harvey, une inspiration… à jouer dehors!

Image tirée du site alexharvey.ca

J’ai beaucoup lu sur le fondeur Alex Harvey ces derniers jours, pour un édito publié aujourd’hui dans La Presse. Très inspirant, cet homme, sous plusieurs aspects.

D’un point de vue personnel, je suis très touché par cette histoire d’un «fils de» ayant surpassé le paternel. Pas facile pour un garçon de grandir à l’ombre d’une légende, d’un homme éminemment respecté, d’un père défiant toutes les normes.

Ce qu’était assurément Pierre Harvey, plus grand fondeur canadien… jusqu’à ces derniers jours, alors que son fils lui a ravi ce titre.

Étant moi-même «fils de», je suis d’autant plus ému devant les accomplissements d’Alex Harvey. Pour tout vous dire, j’ai été littéralement bouleversé en lisant ce texte dans La Presse, où Pierre Harvey relatait la discussion téléphonique qu’il venait tout juste d’avoir avec son fils, nouveau champion du monde des moins de 23 ans.

«Son ton me disait: Wow! Et si Alex ne l’a pas exprimé aussi clairement, j’ai bien senti qu’il voulait me dire avec fierté: « Je t’ai dépassé, papa. » C’est la plus belle chose qui puisse arriver à un père.»

«Nous, les hommes, on ne parle pas beaucoup de ces choses-là», ajoutait-il…

D’un point de vue plus québécois, je trouve aussi qu’il y a amplement matière de se réjouir. Alex Harvey est en effet tout un modèle pour les jeunes, surtout qu’il étudie en droit à l’Université Laval, en parallèle. Preuve qu’on peut développer nos passions sans décrocher.

Un passage d’un texte publié ces derniers jours m’a particulièrement frappé. L’entraîneur d’Alex Harvey, Louis Bouchard, se dit persuadé que ce dernier a le pouvoir d’inspirer les jeunes, de les inviter à se dépasser, à faire du sport et à… «jouer dehors, tout simplement».

J’en suis!

Posted in Non classé | Leave a comment

Les deux principaux problèmes de l’école résolus d’un coup!

Dans son discours inaugural, mercredi, Jean Charest a fait de l’éducation sa principale priorité.

Intéressant!

D’autant qu’il a annoncé un paquet de mesures concrètes pour aider les élèves, dont une qu’il a présenté comme une solution miracle, en ce qu’elle s’attaque autant au décrochage scolaire qu’à la sédentarité des garçons. D’un coup.

Doublement intéressant!

Quelle est cette panacée, cette solution qui s’attaque à elle seule aux deux principaux problèmes de l’école aujourd’hui?

Je vous la donne en mille : des uniformes sportifs «que les élèves seront fiers de porter»…

Y a-t-il quoi que ce soit à ajouter?

Posted in Non classé | 2 Comments

Les enfants dérangent… comme autant de marteaux-piqueurs

À trop vouloir nier aux enfants le droit de bouger, nous sommes en train de créer une génération d’agités pathologiques.

On ne compte même plus les exemples d’écoles, de parents, de villes et de citoyens qui font tout pour empêcher les jeunes de bouger, de s’époumoner, de s’exprimer, de faire du bruit. Comme si les enfants devaient tous demeurer coi sous une cloche de verre, sans jamais déranger personne.

J’exagère?

Rappelez-vous ce groupe de résidants de l’Île des Soeurs qui a déposé, en 2009, une pétition de 146 noms dans le but de faire fermer un parc pour enfants. Aux oreilles des occupants de la tour d’habitation Les sommets IV, ils riaient et criaient trop fort…

Rappelez-vous cette école de Waterloo qui a décidé, il y a quelques mois, d’interdire aux enfants de parler durant le repas du midi, sous prétexte qu’ils faisaient trop de bruit, ce qui donnait à certains des maux de tête…

Rappelez-vous cette étude de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, qui révélait en 2006 que la tendance, sur l’île de Montréal, était de couper le nombre de récréations. Les directions d’école étaient simplement tannées que les enfants se chamaillent dans la cour…

Et la liste peut s’allonger ainsi avec plusieurs autres exemples, tout aussi désolant les uns que les autres…

Après on se demande pourquoi nos enfants sont devenus autant de cocotes minute prêtes à exploser, des petites bombes à retardement que l’on tente de désamorcer avec des pilules bleues.

Or il est en effet assez évident qu’un enfant dont on tente de contenir tout mouvement qui retrousse est un enfant qui devra expulser son trop plein d’énergie autrement… par l’agitation, les troubles de l’attention, les troubles du comportement, les désordres reliés au stress, etc.

Il faut mettre fin à cette «matantisation» de la société québécoise, comme l’Allemagne tente actuellement de le faire.

Le gouvernement, là-bas, a en effet décidé de s’attaquer à la multiplication des plaintes contre le «bruit» que produit les enfants. Car à l’heure actuelle, si l’on se fie à ce texte, la loi met sur un pied d’égalité le bruit d’un marteau-piqueur… et le rire des enfants!

Exit, donc, les plaintes excessives. Le gouvernement entend ainsi «exprimer clairement la volonté de l’Allemagne d’être un pays accueillant envers les enfants et désireux d’en avoir davantage», a souligné son porte-parole, Steffen Seibert.

Cela, ajoute-t-il, passe par un désir de placer les enfants «au cœur, et non en marge de la société».

Posted in Non classé | 5 Comments

Des études fascinantes! Et d’autres qui le sont moins…

Nous sommes bombardés d’études, parfois contradictoires, sur les bienfaits de ci, les méfaits de ça. Trop souvent, les liens sont approximatifs, peu concluants ou d’une banalité sans nom…

Prenons cette récente étude publiée dans la revue spécialisée Environmental Science and Technology qui nous apprend que le sport en plein air est responsable d’une «amélioration du sentiment de revitalisation» et d’une hausse des «effets positifs sur l’énergie»…

Vous m’en direz tant!

Y a-t-il réellement des scientifiques, assis dans leur labo, qui se sont demandé si l’activité physique à l’extérieur était bonne pour la santé? Tant qu’à y être, demandons-nous si le fait d’étancher sa soif est bonne pour le corps humain…

Or au-delà de toutes ces études à la pertinence douteuse, on en retrouve d’autres qui, en revanche, font progresser l’Humanité avec un grand H, mais aussi la famille avec un petit f.

Deux exemples.

En 2001, une étude publiée dans le Journal of Environmental Psychology comparait la capacité de concentration d’enfants résidant dans une même tour à logements, en tentant de soustraire les facteurs d’influence pour mieux les comprendre.

Les chercheurs ont découvert des liens qui ont dû les surprendre eux-mêmes: lorsqu’un enfant fait ses devoirs, plus il voit de «nature» par la fenêtre (arbres, plantes et plans d’eau), plus il a de facilité à se concentrer….

Et à l’inverse, s’il regarde un mur de briques, sa concentration en souffrira…

Fascinant, non?

Dans le même genre, une étude publiée en 2008 dans le Journal of Attention Disorders s’intéressait aux enfants atteints de troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité, les fameux TDAH. Les chercheurs les ont observés lors d’une simple balade dans différents paysages.

Résultat? Là encore, l’«effet nature» se faisait ressentir. Les enfants atteints de TDAH non médicamentés qui prenaient une marche de 20 minutes dans un espace vert recouvraient une capacité de concentration se rapprochant de celle d’enfants sans trouble.

« Nous avons été surpris de constater, vont jusqu’à préciser les auteurs, que l’effet d’une dose de nature était aussi prononcé qu’une dose de médicaments, même plus.»

Fascinant, que je vous disais…

Posted in Non classé | 1 Comment

Obsédés par les cours d’éducation physique…

Nos jeunes sont de plus en plus sédentaires, ils épaississent, ils s’essoufflent à rien…

Chaque nouvelle étude le confirme, chaque statistique additionnelle renforce la tendance.

Et pourtant, ce problème de santé publique a beau s’aggraver, les études prédisant une baisse de l’espérance de vie ont beau se multiplier, on en vient toujours à une seule et même solution : augmenter le nombre d’heures d’éducation physique à l’école.

Encore cette semaine, Kino-Québec transmettait un avis fascinant et très fouillé au gouvernement recommandant de nombreuses pistes de solution, dont celle d’«augmenter le nombre hebdomadaire de cours, l’idéal étant au moins un cours par jour».

En effet, ce ne sont pas les deux modestes heures obligatoires par semaine qui transformeront les élèves du primaire en autant d’Alex Harvey…

Mais aussi séduisante soit-elle, cette avenue a peu d’avenir, à mon avis, tant elle est parsemée d’embûches, du faible nombre d’éducateurs physique à l’occupation des gymnases, en passant par l’horaire déjà chargé des écoliers. Sans parler de la réflexion autour du cours qui devra sauter en contrepartie…

Et si la solution était ailleurs? Si nous cessions d’obséder avec l’«éducation physique» pour regarder du côté de l’«activité physique»?

Après tout, ce que les statistiques nous disent, c’est que nos jeunes ont davantage besoin de bouger que d’apprendre comment bouger.

Deux rapports de Statistique Canada dévoilés en janvier révèlent qu’à peine 7 % des jeunes de 5 à17 ans s’activent plus d’une heure par jour, soit le niveau d’activité recommandé. Soit dit en passant, il s’agit de ce niveau que les autorités viennent tout juste de réviser à la baisse…

Ce n’est donc pas en ajoutant une heure de cours d’éducation physique ici et là que l’on renversera une telle tendance. Surtout qu’on surestime le temps passé à suer pendant ces 60 minutes obligatoire. Les cours sont en effet si loin dans notre mémoire qu’on oublie toutes ces minutes passées à s’habiller, à écouter le prof (bien assis), à regarder les autres bouger (les bras croisés).

Tant et si bien qu’il ne reste à peine que 24 minutes, selon les études, pour bouger réellement…

Il faut donc porter son regard ailleurs, mais où? Vers la récréation, l’heure du repas et surtout, le service de garde.

Voilà autant de plages horaires actuellement négligées par les autorités.

La suite sur Cyberpresse

Posted in Non classé | 3 Comments

Un jeu d’enfants?

Le jeu libre a toujours fait partie de la vie des enfants.

Ou du moins, c’était le cas jusqu’à tout récemment.

Aujourd’hui, on bourre les agendas de nos marmots comme s’ils étaient à la tête de grandes compagnies. Leur journée est souvent faite de longues heures passées à l’école puis au service de garde, suivies par les devoirs, le cours de soccer, le bain… et le dodo.

Puis le week-end, on fait tout ce que ces horaires chargés nous ont empêché de faire, le plus vite possible. On amène nos enfants à des activités, au cinéma, à des fêtes d’amis. On fait les courses, etc.

Et le temps libre? Le temps consacré à ne rien faire? À s’inventer des mondes, à développer son imaginaire, sa créativité? Il n’existe presque plus.

Or si l’ensemble des mammifères à sang chaud jouent constamment, même quand cela accroît leurs chances d’être la proie de leurs ennemis, c’est bien parce qu’ils y trouvent une certaine utilité, non?

Mais nous, humains, semblons hélas avoir oublié l’importance du jeu, son rôle vital dans le développement moteur, social, voire neurologique des tout-petits.

La preuve? Dès que l’horaire se resserre, dès que le temps vient à nous manquer, la première chose qui disparaît, bien évidemment, c’est le temps libre. Et sans temps libre, eh bien, pas de jeu libre. Ou si peu.

Peut-être est-il temps d’inscrire le jeu libre dans l’agenda de nos enfants?

Posted in Non classé | 1 Comment

Le bordel érigé en vertu…

Bien des lecteurs de Perdus sans la nature m’ont parlé d’un de mes traits de personnalité, que je dépeins assez franchement, je crois.

Je suis un père plutôt  sévère. Rien à voir, remarquez, avec Amy Chua, cette mère chinoise qui a créé une commotion aux États-Unis avec son dernier livre, Battle Hymn of the Tiger Mother (plus de 6800 commentaires sur le site web du WSJ!). Mais quand même, je tiens mon fils avec une certaine poigne…

L’exemple que je donne dans mon livre, donc, concerne sa chambre à coucher, que je gardais très propre, auparavant. J’exigeais que mon fils replace systématiquement ses jouets, qu’il range ses vêtements avant de se coucher le soir, etc.

Non seulement cela lui permettait-il d’avoir une bonne hygiène de vie, me disais-je, mais aussi une chambre où l’espace est toujours libre pour jouer.

Jusqu’à ce que ma femme me fasse remarquer que j’y allais un peu fort, le jour où j’ai réprimandé mon fils pour avoir laissé traîner une petite auto dans son bac à Lego…

Cet épisode m’a ouvert les yeux sur mon caractère légèrement obsessif, mais aussi sur les bienfaits du laisser-aller. Un peu comme cette mère, Sarah Wilson, qui vante les mérites du bordel dans un excellent article du New York Times intitulé Effort to Restore Children’s Play Gains Momentum.

Avec raison. Car je me suis vite rendu compte, avec fiston, des avantages du laisser-aller. Plus les jours avançaient, ai-je noté, plus les jouets s’éparpillaient et plus il se plongeait dans son propre monde imaginaire et créatif. Mieux encore, grâce à ce fouillis, il poursuivait ses histoires d’un jour à l’autre.

En un mot : l’encadrement serré que j’imposais à mon fils l’empêchait de laisser libre cours à son inventivité, à son imagination, et à sa créativité.

Posted in Non classé | 8 Comments

Y a que dehors qu’on sort de sa zone de confort…

Chaque semaine, j’emprunte le transport en commun avec mon fils. On prend l’autobus, le métro et parfois le train de banlieue. De l’école à la maison, en fin de journée, on compte environ une heure. Une heure durant laquelle on partage une petite routine : retour sur la journée, collation, lecture d’un magazine (et en hiver, sauts périlleux sur banc de neige à l’arrêt d’autobus…).

J’aime beaucoup ce moment pour plusieurs raisons.

C’est un moment juste à nous, il n’y a pas de stress comme en auto, on marche pendant un bon moment et surtout, surtout : c’est une occasion pour fiston d’en voir de toutes les couleurs…

Contrairement aux enfants trimballé en auto quotidiennement, mon fils croise des gens bizarres (pourquoi le monsieur il parle tout seul, papa?), il est confronté à des expériences particulières (pourquoi le monsieur avec un tissu sur le corps et une couette sur sa tête rasée il frappe sur son tambour?) et il a le temps de se passer des réflexions pour le moins déstabilisantes (Papa, j’ai souri au monsieur qui quêtait. Lui aussi, il m’a fait un sourire. C’est l’fun, comme ça, on économise…).

Voilà précisément l’exemple de cet «enrichissement par l’expérience», que je prône dans mon livre Perdus sans la nature. C’est en étant à l’extérieur qu’on croise des gens différents, qu’on sort de sa zone de confort, qu’on vit des expériences qui nous déstabilisent.

J’en ai eu une autre preuve éclatante, ces derniers jours. Une lectrice, Solène Bourque, a partagé avec moi une anecdote vécue pendant le temps des Fêtes par sa petite Ariane de 7 ans et son frère, Thomas, 5 ans.

«Hier, m’écrit-elle, mon conjoint et ma fille ont travaillé très longtemps à construire un fort à l’avant de notre maison. Une fois entré, mon chum a expliqué à notre fille qu’il était possible qu’il fonde rapidement, que quelqu’un le détruise et qu’elle ne devait pas avoir de peine si cela arrivait. Mais cette surprise qu’on a eue ce matin, on l’avait pas prévue!»

Et Solène Bourque, plus amusée qu’autre chose, d’accompagner son courriel avec cette image qui dit tout…

«Gageons, ajoute-t-elle, qu’il n’y aura pas un ado qui va le détruire maintenant qu’il est « taggé ». Aujourd’hui, il est « squatté » par 5 enfants de 3 à 9 ans! Le bonheur!»

Posted in Non classé | 2 Comments

Surchargé à dix ans…

Très éloquent, ce court métrage de Claude Cloutier sur un enfant coincé entre l’école, les leçons particulières de piano, les cours de tennis, la natation, la peinture, les devoirs et le brossage de dents…

Pour la petite histoire, ce dessin animé de l’ONF est inspiré par l’article 31 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, qui consacre le droit au repos et aux loisirs.

Et bientôt, au jeu libre à l’extérieur?

Posted in Non classé | Leave a comment

Les branches ont-elles disparu de la surface de la Terre?

J’aime beaucoup ce sketch de Pierre Légaré, qui en rappelle un tout aussi pertinent de feu George Carlin.

Ce célèbre humoriste américain, dans un monologue écrit quelque temps avant sa mort, regrettait aussi que les plus jeunes n’ont tout simplement plus de temps libre, qu’ils ne sont plus jamais laissés à eux-mêmes.

«Le jeu libre a été retiré de la vie des enfants et placé dans le calendrier de la mère», se désolait-il avant de se remémorer une époque où les enfants pouvaient s’asseoir peinards, ramasser une branche sur le sol, puis gratter la terre patiemment jusqu’à ce qu’un trou se forme.

«Quand est-ce que les enfants ont la chance de s’asseoir et de ne rien faire avec une branche? s’interrogeait Carlin. De regarder la branche, puis de regarder le trou? Les enfants savent-ils encore ce qu’est une branche, d’ailleurs?»

Posted in Non classé | Leave a comment