J’ai beaucoup lu sur le fondeur Alex Harvey ces derniers jours, pour un édito publié aujourd’hui dans La Presse. Très inspirant, cet homme, sous plusieurs aspects.
D’un point de vue personnel, je suis très touché par cette histoire d’un «fils de» ayant surpassé le paternel. Pas facile pour un garçon de grandir à l’ombre d’une légende, d’un homme éminemment respecté, d’un père défiant toutes les normes.
Ce qu’était assurément Pierre Harvey, plus grand fondeur canadien… jusqu’à ces derniers jours, alors que son fils lui a ravi ce titre.
Étant moi-même «fils de», je suis d’autant plus ému devant les accomplissements d’Alex Harvey. Pour tout vous dire, j’ai été littéralement bouleversé en lisant ce texte dans La Presse, où Pierre Harvey relatait la discussion téléphonique qu’il venait tout juste d’avoir avec son fils, nouveau champion du monde des moins de 23 ans.
«Son ton me disait: Wow! Et si Alex ne l’a pas exprimé aussi clairement, j’ai bien senti qu’il voulait me dire avec fierté: « Je t’ai dépassé, papa. » C’est la plus belle chose qui puisse arriver à un père.»
«Nous, les hommes, on ne parle pas beaucoup de ces choses-là», ajoutait-il…
D’un point de vue plus québécois, je trouve aussi qu’il y a amplement matière de se réjouir. Alex Harvey est en effet tout un modèle pour les jeunes, surtout qu’il étudie en droit à l’Université Laval, en parallèle. Preuve qu’on peut développer nos passions sans décrocher.
Un passage d’un texte publié ces derniers jours m’a particulièrement frappé. L’entraîneur d’Alex Harvey, Louis Bouchard, se dit persuadé que ce dernier a le pouvoir d’inspirer les jeunes, de les inviter à se dépasser, à faire du sport et à… «jouer dehors, tout simplement».
J’en suis!









