Problème de relève… chez les cyclistes

Avez-vous parcouru les résultats de l’État du vélo 2010, dévoilé ces derniers jours? Les statistiques sont phénoménales!

On se rend compte du chemin parcouru depuis dix ans, période pendant laquelle le vélo est passé de vulgaire jouet du dimanche à moyen de transport à part entière. À Montréal, par exemple, le taux de «cyclistes utilitaires» est passé de 25 % à 53 %!

Impressionnant! D’autant que cette hausse en avoisine plein d’autres. Tous les secteurs, toutes les données, toutes les catégories connaissent un bond spectaculaire (possession d’un vélo, utilisation comme objet de loisir, étendue du réseau cyclable…).

Tous… sauf un : la pratique du vélo chez les plus jeunes.

Tristement, le pourcentage de cyclistes chez les enfants et les ados est passé, en cinq ans, de 93 % à 84 %. On constate une baisse, aussi, chez les jeunes cyclistes assidus, dont le taux est passé de 68 % à 59 %.

Ce qui signifie qu’on enfourche de plus en plus sa bicyclette pour se rendre au boulot ou faire de l’exercice, mais qu’on n’incite pas les enfants à en faire autant…

Il y a toutes sortes de raisons qui expliquent ce phénomène, comme la réduction de la densité urbaine, qui éloigne les lieux visités les uns des autres, et la popularité des écoles privées et des institutions d’enseignement à vocation particulière, qui oblige les élèves à parcourir de plus grandes distances.

Cela dit, l’une des principales raisons ne serait-elle pas notre gestion plus serrée du temps? Il suffit qu’un des deux parents soient en voiture pour que le petit embarque, simplement parce que c’est plus simple, rapide et aussi, disons-le, sécuritaire.

Le plus ironique, c’est que plus il y a d’autos autour des écoles, plus on craint les risques d’accidents pour les enfants… plus il y a de chance qu’on amène son propre enfant à l’école en auto. Et donc, plus il y a d’autos encore…

Or on perd ainsi une occasion en or de laisser son enfant développer son autonomie, sa débrouillardise, sa confiance en soi, sans parler des effets positifs sur la santé dont on le prive.

Si c’est bon pour nous, ça doit bien l’être pour les enfants aussi…

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One Response to Problème de relève… chez les cyclistes

  1. Gen says:

    et pourtant!!! On a tout les produits pour que les enfants fassent du vélo en bas âge. Mes 3 plus vieux ont adoptés le « run bike »(quelle merveilleuse invention) l’été de leurs un an. L’été suivants après quelques semaines ils pédalent sans petite roue, tout les jours. Notre « run bike » sert depuis 4 ans, les vélos passent d’un enfant à l’autre chaque année. Bébé dans le chariot cet été fera ses premiers tours de roues l’été prochain. Fermez la tv et allez jouer dehors!(il est aussi là le problème!)

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