Une rare bonne nouvelle : la Ville de Montréal a annoncé cet après-midi la première des étapes qui mèneront à l’ouverture au public du parc-nature du Bois-de-Saraguay, à Ahuntsic.
C’est une bonne nouvelle pour tous les Montréalais, mais particulièrement pour les enfants, à mon avis. De réelles forêts à Montréal, il y en a trop peu. Alors que des enfants qui ne sortent jamais de l’île, en revanche, il y en a beaucoup…
On le perd en effet de vue dans notre bulle, mais ce ne sont pas tous les jeunes Montréalais qui ont la chance de pouvoir s’évader de la ville et donc, de se retrouver en pleine forêt. J’ai été animateur scout dans Côte-des-Neiges, auprès des 7-8 ans, et la majorité de mes «castors» n’avait jamais vu plus de verdure que le gazon du parc municipal…
Or dans le cas du Bois-de-Saraguay, il s’agit d’une vraie de vraie forêt (pour l’apercevoir de haut, cliquez ici). Il s’agit même de la plus vieille forêt intacte à Montréal, connue depuis le XVIIIe siècle, rien de moins.
On y retrouve ainsi une riche biodiversité, quelque 350 espèces végétales, dont plusieurs espèces d’arbres rares, comme le chêne bicolore, le micocoulier occidental et surtout, l’érable noir. Ce dernier est susceptible d’être désigné menacé ou vulnérable, tant il est rare au Québec.
On peut aussi y voir des arbres matures, plus que centenaires, ce qui n’est pas commun dans une ville comme Montréal.
Le problème, c’est que ce parc de 96 hectares est à peu près inaccessible, depuis son sauvetage d’une disparition certaine dans les années 1980. D’où le projet de la Ville d’en faire un tout nouveau parc-nature à part entière, avec sentiers, haltes, observatoires et points d’accès à la rivière. Tant mieux.

Une très bonne nouvelles pour ceux et celles qui habitent Montréal et qui n’ont pas de voiture. Le Parc nature du cap Saint-Jacques a une très belle érablière, par exemple, mais c’est tout un voyage que de si rendre en autobus. Le bois de Saraguay est un peu moins excentré.
C’est une très bonne nouvelle. Il faut protéger le plus grand nombre d’hectares possibles. Je suis votre voisine du nord (Laval)et nous travaillons fort pour la sauvegarde d’un bois qui est littéralement Un poumon au coeur de notre ville, mais malheureusement, il est menacé par le développement résidentiel et industriel.
http://www.boisdelequerre.org
http://www.courrierlaval.com/Societe/Vie-communautaire/2011-06-29/article-2620396/Corporation-du-Bois-de-l%26rsquo%3BEquerre%2C-nouvelle-mouture/1
Merci pour vos textes.
Judith