La mémoire des anges et le saut de l’ange…

Voici l’extrait du documentaire La mémoire des anges, que j’ai tant apprécié et dont je fais mention dans mon billet précédent.

Malheureusement, on ne retrouve pas dans ce court extrait d’images de Montréal grouillant d’enfants. Mais on aperçoit tout de même un garçon faisant le saut de l’ange à partir d’un pont (celui qui enjambe le canal de Lachine, à un jet de pierre de la rue Wellington?). Je le souligne, car cette image confirme une autre de mes conclusions: jamais n’a-t-on autant protégé nos enfants qu’aujourd’hui.

Attention, je n’incite aucun parent à laisser son enfant sauter ainsi d’un pont urbain! N’empêche, cette image montre l’écart énorme qui existe entre ce que les enfants pouvaient faire il y a 50 ans et ce qu’ils peuvent faire aujourd’hui…

Ce que les scientifiques confirment, encore une fois. Par exemple, une étude comparant les habitudes des jeunes Britanniques de 7 à 11 ans, d’hier à aujourd’hui, révèle que 66 % pouvaient utiliser leur vélo dans la rue en 1971, mais qu’ils étaient à peine 25 % à pouvoir faire la même chose en 1990.

Fait intéressant, on précise également que les permissions accordées à un enfant de 7 ans en 1971 équivalaient 20 ans plus tard à celles d’un enfant de 9 ans et demi.

On est ainsi passé de la prévention à la précaution.

Or comme le souligne Michael Ungar, professeur en travail social de l’Université Dalhousie de Halifax, dans son livre Too Safe for Their Own Good, «Trop de risques et vous placez l’enfant en situation de danger. Trop peu de risques et vous échouez à lui fournir les outils nécessaires au développement psychologique.»

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2 Responses to La mémoire des anges et le saut de l’ange…

  1. Mme Charbonneau says:

    Mon conjoint dit que je suis parfois mère poule car je ne laissais pas mes enfants aller seuls à l’école lorsqu’ils avaient en bas de 8 ans. Oui, je le suis. Je me souviens aussi que dans mon temps, beaucoup de personnes surveillaient à l’extérieur. La plupart des mamans ne travaillaient pas,et il n’y avait pas grand chose de bon à la télé et pas d’ordinateur, donc, les gens étaient souvent dehors. S’il arrivait quelque chose dans la rue, tu n’avais pas à demander de l’aide, les gens étaient là dehors et venaient aider, sans que tu as à le demander.

    Par contre, aujourd’hui, la plupart des gens travaillent, ou sont assis devant un ordi, comme je le fais présentement, ou devant la télé et ton enfant est dans la rue, il part seul, si il arrive quelque chose, il se trouve qu’il y a peu de gens à l’extérieur pour aider.

    Vous vous souvenez du temps ou beaucoup de gens étaient assis sur leurs balcons? Même de ceux qui écoutaient la télé sur leurs balcons?
    Du temps ou dans la rue, ou dans les parcs les gens, qui avaient une radio et que certains dansaient devant les autres, spectacles à la vue de tous et fort amusant?
    Du temps ou même les adultes n’avaient pas peur de prendre un vélo tard le soir, ou celui ou ont voyaient des gens prendre une marche seul, dans la rue, le soir sans crainte.

    Ce n’est pas juste aux enfants d’avoir à s’inquièter du développement psycologique dans tous ça, ça conserne aussi les adultes. On doit tous faire un effort pour sortir un peu de la maison. J’aimerais tant ça aller à mon travail en vélo, mais j’ai tellement peur de revenir seule le soir dans la nuit. Je remarque qu’il n’y a pratiquement jamais personne à l’extérieur et j’habite dans l’ouest de la ville. Plus, je n’ai pas encore de fameux téléphone cellulaire, qui pourrait me dépanner parfois mais que je trouve tellement inutile. Il va falloir que je m’y habitue car ça devient dur de retrouver une cabine téléphonique et lorsqu’il y en a une, souvent elle est brisé. Alors, que peut-on faire?

    Donc, oui, je reste un peu mère poule, et oui mes enfants s’habituent à jouer à l’extérieur. Peut-être ai-je nuis un peu à leurs développements en les suivant de près et en les couvants , mais reste que dans ma tête, j’ai une certaine paix. C’est tellement compliqué tout ça.

    Merci de m’avoir lu, justement, j’attends mes enfants pour le diner, ils reviennent à pied de l’école, comme dans le vieux temps, ils viennent diner à la maison !! Et laissez moi vous dire qu’ils sont peu nombreux à le faire malheureusement!!!

  2. Isabelle says:

    Mme Charbonneau a tout à fait raison : ce n’est pas seulement les enfants qui doivent être dehors, mais d’abord et avant tout les adultes! Or, dans la conjoncture actuelle, tous sont au travail ou encore à la maison, rivés sur devant leurs écrans!

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