L’été est fini (du moins les vacances)…

Aperçu dans le Globe & Mail, mardi le 30 août 2011.

Posted in Non classé | Leave a comment

Problème de relève… chez les cyclistes

Avez-vous parcouru les résultats de l’État du vélo 2010, dévoilé ces derniers jours? Les statistiques sont phénoménales!

On se rend compte du chemin parcouru depuis dix ans, période pendant laquelle le vélo est passé de vulgaire jouet du dimanche à moyen de transport à part entière. À Montréal, par exemple, le taux de «cyclistes utilitaires» est passé de 25 % à 53 %!

Impressionnant! D’autant que cette hausse en avoisine plein d’autres. Tous les secteurs, toutes les données, toutes les catégories connaissent un bond spectaculaire (possession d’un vélo, utilisation comme objet de loisir, étendue du réseau cyclable…).

Tous… sauf un : la pratique du vélo chez les plus jeunes.

Tristement, le pourcentage de cyclistes chez les enfants et les ados est passé, en cinq ans, de 93 % à 84 %. On constate une baisse, aussi, chez les jeunes cyclistes assidus, dont le taux est passé de 68 % à 59 %.

Ce qui signifie qu’on enfourche de plus en plus sa bicyclette pour se rendre au boulot ou faire de l’exercice, mais qu’on n’incite pas les enfants à en faire autant…

Il y a toutes sortes de raisons qui expliquent ce phénomène, comme la réduction de la densité urbaine, qui éloigne les lieux visités les uns des autres, et la popularité des écoles privées et des institutions d’enseignement à vocation particulière, qui oblige les élèves à parcourir de plus grandes distances.

Cela dit, l’une des principales raisons ne serait-elle pas notre gestion plus serrée du temps? Il suffit qu’un des deux parents soient en voiture pour que le petit embarque, simplement parce que c’est plus simple, rapide et aussi, disons-le, sécuritaire.

Le plus ironique, c’est que plus il y a d’autos autour des écoles, plus on craint les risques d’accidents pour les enfants… plus il y a de chance qu’on amène son propre enfant à l’école en auto. Et donc, plus il y a d’autos encore…

Or on perd ainsi une occasion en or de laisser son enfant développer son autonomie, sa débrouillardise, sa confiance en soi, sans parler des effets positifs sur la santé dont on le prive.

Si c’est bon pour nous, ça doit bien l’être pour les enfants aussi…

Posted in Non classé | 1 Comment

Marcher jusqu’à l’école? Les commissions scolaires ne connaissent pas…

On se désole souvent que les enfants ne marchent plus pour allez à l’école. Avec raison, la pratique étant devenue quasiment marginale.

Pour expliquer ce phénomène surréaliste, on fait souvent appel aux «usual suspects». Grande dépendance à la voiture. Réduction de la densité urbaine. Gestion plus serrée du temps. Popularité des écoles privées et à vocation particulière qui obligent les élèves à parcourir de plus grandes distances.

Dans son dernier rapport, le vérificateur général en ajoute une : l’indolence des commissions scolaires.

Renaud Lachance montre en effet que les décisions prises en matière de transport scolaire ne reflètent habituellement aucun souci pour le transport actif, la marche et le vélo.

Premier problème : il n’y a pas de normes communes quant à la distance à partir de laquelle l’autobus jaune est offert.

Un élève du primaire à Laval est admissible au transport scolaire s’il habite à plus de 1,2 km de son école et il peut marcher un maximum de 300 mètres pour se rendre à l’arrêt d’autobus. Mais à Sherbrooke, l’élève a droit au transport à partir de 1,6 km et il peut marcher jusqu’à 500 mètres pour atteindre l’arrêt d’autobus.

Deuxième problème, plus grave celui-là : les commissions scolaires ne respectent nullement la politique gouvernementale Pour un virage santé à l’école. L’objectif de cette dernière est de soutenir les milieux scolaires afin qu’ils favorisent un mode de vie physiquement actif.

Or ces mêmes milieux scolaires, selon le vérificateur, n’en ont que faire…

Aucune commission scolaire vérifiée, note-t-il, n’a évalué si les distances de marche devaient être révisées pour favoriser le transport actif. Rien pour contredire ceux qui voient les politiques gouvernementales à grand déploiement comme des outils de marketing sans lendemains…

Posted in Non classé | Leave a comment

La plus vieille forêt intacte à Montréal renaît

Une rare bonne nouvelle : la Ville de Montréal a annoncé cet après-midi la première des étapes qui mèneront à l’ouverture au public du parc-nature du Bois-de-Saraguay, à Ahuntsic.

C’est une bonne nouvelle pour tous les Montréalais, mais particulièrement pour les enfants, à mon avis. De réelles forêts à Montréal, il y en a trop peu. Alors que des enfants qui ne sortent jamais de l’île, en revanche, il y en a beaucoup…

On le perd en effet de vue dans notre bulle, mais ce ne sont pas tous les jeunes Montréalais qui ont la chance de pouvoir s’évader de la ville et donc, de se retrouver en pleine forêt. J’ai été animateur scout dans Côte-des-Neiges, auprès des 7-8 ans, et la majorité de mes «castors» n’avait jamais vu plus de verdure que le gazon du parc municipal…

Or dans le cas du Bois-de-Saraguay, il s’agit d’une vraie de vraie forêt (pour l’apercevoir de haut, cliquez ici). Il s’agit même de la plus vieille forêt intacte à Montréal, connue depuis le XVIIIe siècle, rien de moins.

On y retrouve ainsi une riche biodiversité, quelque 350 espèces végétales, dont plusieurs espèces d’arbres rares, comme le chêne bicolore, le micocoulier occidental et surtout, l’érable noir. Ce dernier est susceptible d’être désigné menacé ou vulnérable, tant il est rare au Québec.

On peut aussi y voir des arbres matures, plus que centenaires, ce qui n’est pas commun dans une ville comme Montréal.

Le problème, c’est que ce parc de 96 hectares est à peu près inaccessible, depuis son sauvetage d’une disparition certaine dans les années 1980. D’où le projet de la Ville d’en faire un tout nouveau parc-nature à part entière, avec sentiers, haltes, observatoires et points d’accès à la rivière. Tant mieux.

Posted in Non classé | 2 Comments

La mémoire des anges et le saut de l’ange…

Voici l’extrait du documentaire La mémoire des anges, que j’ai tant apprécié et dont je fais mention dans mon billet précédent.

Malheureusement, on ne retrouve pas dans ce court extrait d’images de Montréal grouillant d’enfants. Mais on aperçoit tout de même un garçon faisant le saut de l’ange à partir d’un pont (celui qui enjambe le canal de Lachine, à un jet de pierre de la rue Wellington?). Je le souligne, car cette image confirme une autre de mes conclusions: jamais n’a-t-on autant protégé nos enfants qu’aujourd’hui.

Attention, je n’incite aucun parent à laisser son enfant sauter ainsi d’un pont urbain! N’empêche, cette image montre l’écart énorme qui existe entre ce que les enfants pouvaient faire il y a 50 ans et ce qu’ils peuvent faire aujourd’hui…

Ce que les scientifiques confirment, encore une fois. Par exemple, une étude comparant les habitudes des jeunes Britanniques de 7 à 11 ans, d’hier à aujourd’hui, révèle que 66 % pouvaient utiliser leur vélo dans la rue en 1971, mais qu’ils étaient à peine 25 % à pouvoir faire la même chose en 1990.

Fait intéressant, on précise également que les permissions accordées à un enfant de 7 ans en 1971 équivalaient 20 ans plus tard à celles d’un enfant de 9 ans et demi.

On est ainsi passé de la prévention à la précaution.

Or comme le souligne Michael Ungar, professeur en travail social de l’Université Dalhousie de Halifax, dans son livre Too Safe for Their Own Good, «Trop de risques et vous placez l’enfant en situation de danger. Trop peu de risques et vous échouez à lui fournir les outils nécessaires au développement psychologique.»

Posted in Non classé | 2 Comments

Au-delà de l’anecdote et de la nostalgie…

Échange intéressant ce week-end avec Yanick Villedieu, l’animateur de l’émission Les années lumières, à la Première chaîne de Radio-Canada. C’est rare, dans les médias électroniques, qu’une émission accorde autant de temps pour développer un même sujet…

L’entrevue était d’autant plus intéressante, à mon avis, qu’elle me permettait d’aller au-delà de l’anecdote qui constitue la base du livre: mon garçon qui joue seul dans la rue, en banlieue montréalaise.

En soi, la chose est plutôt nostalgique, j’en conviens. Elle nous ramène à cette époque où les enfants constituaient la ville; et la ville était constituée d’enfants.

Il faut voir (ou revoir) le magnifique documentaire La mémoire des anges, sorte de patchwork d’archives d’une centaine de films produits à Montréal par l’ONF durant les années 1950, pour ressentir un pincement, pour se replonger dans cet univers urbain grouillant et actif… et pour constater l’énorme écart avec la situation actuelle.

Il y a donc de la nostalgie dans mon constat, c’est vrai, mais il y a aussi beaucoup plus, ce que cette entrevue m’a permis de développer.

À mon avis, nous avons rompu l’équilibre fondateur qui existait dans le quotidien des enfants entre les heures passées sur les bancs d’école et les heures consacrées à «lâcher son fou» à l’extérieur. Un déséquilibre qui est attesté par un nombre grandissant d’études et d’analyses scientifiques assez troublantes.

Toutes, elles arrivent à cette conclusion : la disparition progressive de la nature dans la vie de nos enfants a un impact majeur sur leur santé, mentale et physique. On évoque l’obésité, mais aussi les déficits de l’attention, la haute pression, l’asthme, les désordres reliés au stress, etc.

Autant de problèmes, justement, dont la prévalence augmente à grande vitesse chez nos enfants…

Posted in Non classé | 2 Comments

Papa et papa ont une petite fille…

Je me garde une petite gêne, habituellement, sur ma vie privée. Mais pourquoi passer sous silence les bijoux de phrases que formule mon fils, de temps à autres?

En voici une…

Mon fils me demande ce qu’est un homosexuel… Je lui explique.

Il me demande si les couples homosexuels peuvent avoir des bébés. Je lui réponds, pour faire court, qu’ils peuvent adopter une fille ou un garçon.

Silence.

«C’est plate si deux hommes adoptent une fille, dit-il. Ils voudront pas jouer à la Barbie avec elle.»

Posted in Non classé | 1 Comment

Trop de Ritalin? Trop de diagnostics de TDAH? Trop d’erreurs?

Y a-t-il épidémie de trouble de l’attention?

La question mérite réflexion quand on voit tous ces médecins qui donnent des prescriptions de Ritalin comme s’il s’agissait de vulgaires bonbons.

Je me suis penché sur la question dans La Presse (en blogue et en édito), suite à une conférence livrée par le neuropsychologue Benoît Hammarrenger. À son avis, trop de médecins ne font plus la distinction entre des symptômes d’immaturité, de trouble envahissant du développement, de douance, d’agitation ou de réelle hyperactivité.

On se retrouve ainsi avec beaucoup plus de diagnostics de trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) qu’il en existe réellement. Il rejoint en ce sens, comme je le soulignais dans mon édito, le professeur de psychologie de Harvard William Pollack, qui estime qu’au moins la moitié des diagnostics médicaux en la matière, aux États-Unis, sont erronés.

Pourquoi je vous reparle de tout ça? Parce que j’ai reçu une quantité impressionnante de réactions, dont certaines valent la peine d’être partagées. En voici trois: un père, un doc et une prof.

Commençons donc avec ce père de quatre garçons qui soutient que le Ritalin est populaire parce qu’il «fait l’affaire des profs et de l’école».

«Quelle ne fut pas ma surprise quand l’école a tenté de me convaincre de mettre le plus moteur et le plus allumé de mes fils sur Ritalin. Devant mon refus, on m’a servi: vous créez un préjudice à votre enfant. Il ne manquait plus que la DPJ à ma porte! J’ai mis Nicolas sur les huiles Omega 3, sans rien dire à personne… pour faire un test.  Je n’ai plus de problèmes depuis. On ne le reconnaît plus, me dit l’école. »

Il y a aussi ce docteur qui voit bien, autour de lui, que l’on y va un peu fort avec les prescriptions de psychostimulants.

«Je suis médecin et j’ai toujours pensé que trop d’enfants prenaient des médicaments comme le Ritalin pour contrôler leur hyperactivité, écrit-il. Souvent, l’enfant arrive au bureau avec ses parents qui se sont fait dire par le professeur qu’il devrait prendre du Ritalin. D’autres fois, c’est le parent qui pense que son jeune souffre d’hyperactivité…»

Et il y va d’une suggestion pour contrer cette pression des parents et de l’école. «En France, seul un spécialiste peut rédiger l’ordonnance de ces médicaments. Je pense que ce serait une bonne chose si au Québec et au Canada, on établissait un règlement semblable. C’est-à-dire, qu’un pédiatre devrait obligatoirement rédiger la première ordonnance.»

Enfin, une orthopédagogue qui travaille, à titre de prof, avec des enfants en difficulté depuis 10 ans m’a écrit pour apporter une nuance importante au débat. À son avis, il n’y a pas autant un problème de diagnostic, comme le soutient le Dr Hammarrenger, qu’un problème de prescription.

«Aucun enfant ne peut recevoir un diagnostic de TDAH sans l’évaluation dont vous faites mention dans votre éditorial. Mais tout enfant peut repartir de chez le médecin avec une prescription suite au seul témoignage du parent dans son bureau…»

Tiens, tiens, encore la pression parentale…

Elle poursuit : «Dans mon travail, en 10 ans, je n’ai vu que de rares cas de TDAH pur et dur. Mais des enfants à qui on prescrit une médication alors qu’ils ont besoin de mieux dormir, manger à leur faim et sainement, être sécurisé, aimé et encadré, j’en ai vu trop. Un enfant qui vit dans une famille en grande difficulté développe souvent des symptômes qui ressemblent au TDAH.»

Dont acte.

***

Une précision : on parle ici d’enfants qui ne sont pas atteints de TDAH mais à qui l’on prescrit néanmoins du Ritalin. Pour ceux qui ont réellement ce trouble, dont il n’est pas directement question dans ce billet, il va sans dire que ce genre de psychostimulants est essentiel.

Posted in Non classé | 1 Comment

Outdooring ou exo-cocooning?

Avez-vous reçu cet encart de quatre pages inséré dans La Presse de vendredi intitulé «Outdooring: Un nouvel art de vivre»?

La créativité des gens de marketing m’épatera toujours. Outdooring! En français dans le texte, ne vous en déplaise.

«Il s’agit d’un nouveau style de vie répondant à une demande grandissante des gens, écrit-on. C’est l’art de vivre à l’extérieur, dans un pavillon spécialement aménagé pour répondre à un besoin précis, dans le but de favoriser le bien-être de tous et chacun.»

On parle quand même «ben y’ien que» d’être dehors dans un gazebo!

Faut-il réellement donner une orientation «trendy» au fait de sortir de la maison? Est-ce la seule façon d’inciter les gens à le faire? Si c’est le cas, c’est encore plus troublant que je le pensais.

Peut-être que j’aurais dû jouer le jeu, dans mon dernier livre. Plutôt que d’avoir un titre négatif comme Perdus sans la nature, j’aurais dû privilégier quelque chose de plus accrocheur, de plus positif, un titre de battant, quoi!

Peut-être aurais-je dû intituler mon livre : L’ère de l’exo-cocooning est à nos portes…

Tout y est. Avec le mot «cocooning», on retrouve une notion qui «répond à une demande grandissante des gens», soit celle d’être enfermé en dedans. Mais en y ajoutant la racine «exo», on fait d’une pierre deux coups : on pousse l’en dedans dehors.

Tout le monde est content!

Posted in Non classé | 6 Comments

Nos enfants «papier bulle», protégés de toutes les menaces du monde extérieur…

C’est une semaine sous le signe du risque zéro qui s’achève, une semaine qui confirme malheureusement que nos enfants sont devenus autant d’objets délicats qu’il faut emballer dans du papier bulle…

- Lundi : ayant peur d’avoir peur, les commissions scolaires de la région métropolitaine ont décidé de fermer les portes d’une dizaine d’écoles dans l’île, d’une centaine dans Lanaudière et de plus de 300 en Montérégie. Il y avait de la neige, c’est vrai, mais on était bien loin de la tempête du siècle de 1971, mettons…

- Mercredi : la police de Longueuil, suite à la mésaventure d’un garçon de 7 ans, publie un communiqué de presse pour «rappeler aux parents d’être très vigilants lorsque les enfants demandent d’aller glisser sur les buttes de neige»…

- Jeudi : les autorités scolaires sont aux abois, encore une fois. Branchées en permanence sur le canal météo (qui terrorise au moindre flocon, il est vrai… ), elles ont peur d’avoir peur le lendemain. Certaines annulent ainsi «préventivement» les activités scolaires du lendemain en raison des risques de verglas (qui ne se matérialiseront pas, finalement).

- Vendredi: (ajout à la suggestion d’un internaute) les journaux rapportent qu’un comité de l’OMS estime qu’on y est allé beaucoup trop fort avec la prévention de la grippe H1N1. En un mot, on a crié au loup (et nous, ben on a tous fait vacciner nos enfants croyant qu’ils étaient en danger de mort)…

Bon… On peut bien discuter de la pertinence de fermer les écoles lundi ou d’annuler les événements qui devaient avoir lieu aujourd’hui, mais une chose demeure : jamais n’a-t-on eu aussi peur pour nos enfants, jamais n’a-t-on autant tenté de les protéger de tout et de rien…

Il suffit d’un bête accident, un seul, quelque part au Québec, pour se convaincre d’enfermer nos enfants à la maison, de leur interdire de jouer seul sur le terrain ou de se promener autour du bloc. Il suffit d’un enlèvement pour leur empêcher de se promener sans supervision pour des années. Il suffit d’une mésaventure pour rappeler les «dangers» de jouer dehors.

On exige, aujourd’hui, rien de moins que le risque zéro… Risque zéro pour les maladies (H2N2, quelqu’un?), les bobos, les aléas, les impondérables, les difficultés de la vie au quotidien. Nous tentons d’éliminer tout écueil, toute épreuve, tout obstacle qui pourrait nuire ne serait-ce que potentiellement à nos enfants «papier bulle».

Clairement, on est passés en une génération de la «prévention» à la «précaution» : alors qu’on disait jadis «sois prudent» à l’enfant qui montait dans les arbres, on lui dit aujourd’hui «ne fais pas ça».

Or comme le souligne Michael Ungar, professeur en travail social de l’Université Dalhousie de Halifax, dans Too Safe for Their Own Good, «trop de risques et vous placez l’enfant en situation de danger; trop peu de risques et vous échouez à lui fournir les outils nécessaires au développement psychologique»…

Posted in Non classé | 3 Comments